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"Coup de Coeur du mois" |
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Jean-Christophe COMOR, Domaine des Terres Promises, La Roquebrussane en
Provence Encore un vigneron "rebelle" et hors norme que nous avons découvert. Parcours intéressant expliqué brièvement dans le Carnet Ominvore de Sylvie Augereau et un peu plus en détail ci-dessous sur le blog "Le vin de mes amis" qui vous apprend tout de lui. Ses vins, l'Alibi et la Chance , vous aurez l'occasion de les découvrir lors de la soirée "Couscous" du 27 janvier prochain (voir page Soirées) mais ils sont aussi à la vente au restaurant et en vin à emporter : |
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C'est une propriété perdue au bout du chemin de la
Persévérance, du coté de La Roquebrussane. Un cabanon aux volets rouges,
presque anonyme. Le Domaine des Terres Promises commence ici, au coeur
du massif de la Sainte Baume. C'est là que Jean-Christophe Comor a posé
son baluchon en 2003 et que cet universitaire, nourri au lait de la
République, élève désormais des vignes: vieux ceps de Carignan et de
Grenache sur le plateau, jeunes pieds de Syrah, de Cinsault, de Roussane
ou de Mourvèdre dans les restanques. |
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La vigne c'est le partage et un enracinement. Le raisin et la terre,
eux, ne mentent pas". Solitude, humilité, nature, vérité... Tout le contraire, pense-t-il,du monde duquel il vient de s'échapper. Car ce paysan militant, juché sur son improbable tracteur, est bien venu ici pour soigner ses désillusions: celles d'un jeune trentenaire perdu en politique. "Plus de dix ans dans les bras d'une femme qui n'était pas de mon genre", plaisante-t-il en citant Proust. Pendant treize ans, infatigable cheville ouvrière, il aura sillonné la France pour ses patrons: Séguin, Pasqua puis Chevènement. Des cabinets ministériels aux couloirs de l'Assemblée, des coulisses des partis aux meetings d'arrière-salle, ce bagarreur infatigable a tout vu. Tout fait. Il a créé des réseaux, dirigé des mouvements (Demain la France), monté une fondation (dite Marc Bloch) et pourfendu à grands coups d'éditos la "pensée unique", les "partis de candidats", la "démission des élites"... Avant de jeter l'éponge un certain 21 avril. |
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"Je n'en pouvais plus, dit-il aujourd'hui. Je n'y croyais
plus. J'ai écrit un livre, comme on lance un pavé dans la vitrine. Ce
printemps-là, j'avais déjà décidé de tout larguer. De quitter le vain...
Pour le vin". De son passage en politique, il a conservé le goût du slogan et du mot qui frappe. Son premier cru, évidemment, il l'appellera l'"Antidote", parce qu'il est de ces vins avec lesquels on se soigne, justement. Un carignan 2004 pur sucre. "Un peu raide à l'époque", avoue-t-il, mais déjà prometteur. Viendra ensuite l'"Abracadabrantesque"... "A cause du poême Rimbaud, pas du mot de Chirac", précise Jean-Christophe comme soucieux de chasser ses vieux démons. Puis ce seront "L'alibi" et enfin l'"Apostrophe": un rosé "tout en fruit et en fraîcheur" que le journal Marianne, fidèle soutien de Jean-Christophe depuis ses années de militantisme politique, classe cet été dans son top 10, aux cotés des bouteilles de Gramenon ou des champagnes natures de la Maison Drappier. "C'est ma fierté, avoue-t-il. Ce rosé, c'est un pressé de Cinsault, de Grenache et de Carignan. Un vin plein de matière, pas un rosé volatile comme on les fait souvent ici. Je suis content parce qu'avec les rouges, si la matière est belle, le plus dur est fait. Mais le rosé en Provence, c'est plus exigeant. On ne sait jamais ce qui va en sortir...". |
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Cette année, dans ses cuves à ciel ouvert (faute d'avoir encore les
moyens de se construire un chai), Jean-Christophe s'essaiera au blanc:
un assemblage de Clairette, de Rolle et de Carignan blanc. Rosé, blanc,
rouge... Il aura ainsi recomposé les trois couleurs de sa nouvelle
patrie. "Je ne sais pas si j'ai trouvé ma voie, conclut-il en jetant un oeil à ses dernières parcelles de Mourvèdre, fraîchement retournées (ci-dessous à droite). Je cours. Je ne dors plus, encore moins qu'avant... Mais au moins j'ai le sentiment d'être dans le vrai. En matière de vigne, si on travaille dans la vérité du caillou (Jean-Christophe travaille en bio mais déteste le mot "terroir", ndla), on produit forcément quelque chose d'authentique et donc, qu'on le veuille ou non, quelque chose d'unique. Et ça, ça me plaît". |
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Ainsi va la nouvelle vie du citoyen Comor, sur les 13 hectares du
Domaine des Terres Promises, dans le paysage sublime de la Sainte Baume.
Sa femme et ses trois enfants l'ont rejoint. Comme on ne se refait pas,
il descend parfois donner des cours à Sciences Po, en bas, du coté
d'Aix. Et il continue, jour après jour, à s'émerveiller de la "pureté de
ce que peut vous offrir la nature". Six ans après son "coup de tonnerre" personnel, il semble heureux, en somme, d'avoir enfin trouvé un Domaine qui tient toutes ses promesses. PUBLIÉ PAR LE VDMA (cliquez!) |
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Heures de service : 19H15-21H30 et 12H00-14H00 |
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